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La thérapie sexologique ou sexothérapie

 

Il est clair que le fait de considérer la sexologie comme une discipline autonome a une incidence forte sur la manière de répondre aux demandes sexologiques faites par les personnes qui viennent me voir.

 

Il existe, bien sûr, une médecine de la sexualité. Elle répond aux problématiques organiques et fonctionnelles de l’être humain. Elle est pratiquée par des médecins sexologues. Bien que diplômé de sexologie médicale, je ne suis pas médecin et ne pratique donc pas de telles interventions souvent fort utiles ; le cas échéant, je renvoie à un médecin sexologue. Mais la plupart – la quasi totalité - des problèmes sexuels que se posent les personnes venant me voir ne sont pas du ressort de la médecine.

 

Chaque demande est unique, mais on peut toutefois donner quatre grands types de raisons de solliciter une aide sexothérapeutique, qui se recoupent la plupart du temps :

 

1 . Les problèmes comportementaux

Des personnes, hommes ou femmes ne sont pas satisfaites de leur comportement sexuel et veulent le faire évoluer, ou changer. Je préfère parler d’insatisfaction en général plutôt que de mettre cette insatisfaction en catégorie. Le problème, en effet, n’est pas de catégoriser le type de comportement, mais bien de savoir si ce comportement est satisfaisant ou non. Un bon exemple est la durée de rapports sexuels. Il n’y a pas de norme pour cela mais certaines personnes, des hommes en particulier, trouvent qu’ils sont trop courts et que c’est insatisfaisant, pour eux ou leur partenaire.

 

Les thérapies cognitivo-comportementales sont en général la bonne réponse à ce genre de demande. Il s’y ajoute souvent un temps « pédagogique » d’explications sur la sexualité humaine.

 

2. Les problèmes relationnels

 

Ce sont les plus fréquents. Deux partenaires habituels ont une vie sexuelle qui ne leur plait pas (ou qui ne plait pas à l’un des deux). On se dirige alors vers une thérapie de couple, centrée au départ sur la question sexuelle, mais qui va, le plus souvent, porter sur l’ensemble de la relation. Voir à ce sujet les thérapies de couple.

 

 

3. Les questions identitaires et d’orientation

 

Il arrive qu’une personne vienne consulter un sexologue parce qu’elle se pose des questions sur son identité sexuelle ou son orientation sexuelle. Il s’agit de cas rare que l’on ne peut envisager qu’individuellement, sans possibilité de généralisation.

 

 

4. Le symptôme d’une autre problématique.

 

La sexualité est une des composantes fondamentales de l’être humain. Elle est en outre fragile et peut être perturbée par des facteurs non directement sexuels, comme un souci, un conflit, une maladie, un deuil. La dysfonction sexuelle est alors un symptôme et il faut se centrer sur la cause et on s’achemine vers une psychothérapie. Mais, je le rappelle, ce n’est pas toujours le cas.

La sexologie, qui étudie la sexualité humaine, est une discipline fondamentale, qui est hélas peu développée dans notre société. Elle peut pourtant apporter beaucoup dans la connaissance de l’être humain, pour l’équilibre et le bonheur des personnes et celui de la société.